La malédiction de la météo défavorable poursuit la Coupe du Monde de parapente. Après le vent du début de semaine, suivi d'intempéries, nous avons eu droit aujourd'hui à un autre phénomène défovorable au vol libre: la stabilité.
Alors la stabilité, en quoi ça consiste? L'air qui nous entoure, l'atmosphère disons, est censée se refroidir en fonction de l'altitude. Quand vous prenez l'avion, vous montez à 30.000 pieds soit en gros 10.000m et votre magnifique écran incrusté dans le dossier de votre voisin de devant affiche une température en général autour de -52°C. Donc, pour simplifier, l'air se refroidit d'environ 1°C par centaine de mètres d'altitude. En gros. Cela dépend aussi d'autres facteurs, l'humidité (là il passe à 0,6°C par centaine de mètres d'altitude), la pression, mais passons.
L'autre truc important à retenir c'est que l'air chaud monte. Enfin, il monte quand il est entouré par de l'air plus froid. Par exemple l'air à proximité d'une falaise exposée au soleil ou sur un beau champ de blé va chauffer et dépasser la température des champs et bois environnants. Alors il va s'élever. Comme aujourd'hui nous avions un peu soleil, cela s'avérait possible, comme phénomène.
Cependant, jusqu'où va-t-il monter cet air chaud. Et bien il va perdre ses 1°C comme tout le monde tous les 100m. Il se refroidit en montant. Donc cela dépend de la température de l'air qu'il rencontre à proximité, un peu plus haut. J'espère que vous avez compris le principe, je ne rentrerai pas dans plus de détails.
Un exemple cependant. Prenons le cas d'aujourd'hui. Supposons que la température du champ de blé ou de la falaise dépasse de 2°C la température "normale" environnante. Les sondages montraient que la température restait pratiquement identique du sol jusque très haut, presque 3000m. Donc notre bubulle va se refroidir et arrêter de monter lorsqu'elle reviendra à la température de l'air ambiant. Arrondissons: 2°C / (1°C / 100m) = 200m. Ce qui veut dire que les thermiques, qui nous permettent de monter et de rester en l'air, ne nous permettaient pas de monter de plus de 200m au-dessus du sol. C'est peu.
Et pour ce qui concerne la manche du jour, nous étions tous au niveau du déco de Planfait avec un start à prendre sur le lac. Pour éviter que la moitié des pilotes se baignent d'entrée ou posent dans les campings qui commencent à être fréquentés pour le week-end de l'Ascension, la manche a été stoppée au moment au nous allions commencer la course.
Malédiction!
Ah oui, j'ai oublié: moi c'est Maxime (B, pas P).
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